Le pire malheur est-il de se croire heureux ? Aspiration au bonheur et espérance chrétienne chez saint Augustin, Thomas d’Aquin et Blaise Pascal.
« Heureux ceux qui pleurent ! ». Toute la pensée chrétienne repose sur une promesse de bonheur paradoxale. D’une part, le christianisme a dépeint mieux que toute philosophie la misère naturelle d’une condition humaine hantée par la honte du péché et par l’angoisse devant la mort. D’autre part, il a offert l’espérance de la béatitude surnaturelle : un bonheur parfait, éternel, infini, à vivre dans l’au-delà. Mais cette perspective oblige-t-elle à dédaigner l’espoir d’un bonheur vécu raisonnablement dans l’ici-bas ? Les affligés ne peuvent-ils pas trouver leur consolation dès maintenant ?
Cette conférence sera donnée par Frédéric Crouslé, professeur agrégé de philosophie, dans le cadre du cycle « Philosophies du bonheur ».