La modernité tend à réduire l’amour de charité à l’altruisme compris comme l’antithèse de l’égoïsme. Pourtant loin de culpabiliser l’amour de soi-même, la théologie morale catholique, depuis Thomas d’Aquin, en fait l’un des trois fondements de la morale. S’aimer soi-même n’est-il pas requis pour aimer son prochain, comme pour aimer Dieu et rechercher le salut éternel ? Faut-il alors voir dans l’idée d’un amour qui commence par soi-même une concession au paganisme aristotélicien ou un retour à la lettre comme à l’esprit de l’Évangile ? Ou bien encore comme une prise de conscience du potentiel humaniste de la foi chrétienne ?
- Dates
- mercredi 29 avril 2026 de 19h30 à 21h00
- Tarifs
- Plein 10€ I Réduit 5€
- Lieu
- Le Collège Supérieur
- Intervenant
- Frédéric Crouslé