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Dates
mardi 28 avril 2026 de 19h30 à 21h00
Tarifs
Plein 10€ I Réduit 5€
Lieu
Le Collège Supérieur
Intervenant
Arthur Craplet

La fin de vie hante notre société et nous craignons de parler de la mort, souhaitant que les techniques médicales puissent nous délivrer du problème ; mais en prolongeant la vie, celles-ci attisent plutôt les paradoxes, offrant même la tentation d’anticiper la mort pour en abolir la souffrance. Dans l’ancienne tradition chrétienne, la bonne mort  –  eu-thanatos en grec  –  supposait une préparation et des rites de passage ; mais qu’y a-t-il à préparer quand on ne croit plus à l’au-delà et que l’on a pris l’habitude de repousser toute limite ? La bonne mort n’est-elle pas celle qui n’entame pas la vie avant l’heure, celle qui nous épargne de souffrir ? Et puisque la mort est inévitable, faut-il souhaiter qu’elle arrive à l’improviste, voire la provoquer avant qu’elle n’affecte notre autonomie ? Ou bien y a-t-il, dans l’expérience d’avoir à mourir, et d’en ressentir les prémices, une leçon de vie ?

Cette conférence sera donnée par Arthur Craplet, agrégé de philosophie, dans le cadre du cycle « 10 questions de philo ».

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