Dostoïevski ou le volcan de l'âme

Du 24 septembre au 9 décembre, à l'occasion du bicentenaire de sa naissance

C’est par l’art que Dostoïevski pénètre jusqu’en ses fondements le monde des idées, et le monde des idées à son tour imprègne son art. Car les idées vivent chez lui d’une vie organique, elles ont un destin vivant et inéluctable (…). Les idées sont des ondes de flamme (…), l’énergie de feu qui mène l’être vivant ». C’est ainsi que Nicolas Berdiaev rend compte de l’attraction irrésistible que Dostoïevski exerce sur son lecteur, mettant en scène cette tension des extrêmes qui, pour lui, définit l’âme russe, cette manière de se tenir « aux confins extrêmes de l’âme », de l’explorer dans son déchirement intérieur, dans les « volcans souterrains dont l’éruption remplira son œuvre ».
Suivre Dostoïevski dans une telle exploration, telle sera notre tentative, pour comprendre à notre tour ce que Berdiaev énonce de manière si simple et si profonde : « Dostoïevski se meut dans le spirituel et de là perçoit tout ».

 

 

 

3 conférences et 2 ciné-débats

Une représentation

La légende du Grand Inquisiteur

Lundi 4 octobre à 20h au Collège Supérieur

Mise en scène et adaptation de Grégoire Lopoukhine

Pour le philosophe Nicolas Berdiaev, La légende du Grand Inquisiteur représente le sommet et le couronnement de toute l'œuvre de Dostoïevski. Bien qu'extraite des Frère Karamazov, elle est une œuvre à part entière et c'est comme telle que Grégoire Lopoukhine l'adapte et la met en scène à travers la voix de deux comédiens et d'un musicien, entre la forme théâtrale et le poème théologique, pour en dévoiler enfin la portée spirituelle.